Florent, Mourad et les autres

•30 mars 2009 • Laisser un commentaire

Ces dernières semaines, j’ai vu plusieurs concerts, mais le temps m’a manqué… alors il n’y en a aucune trace sur ce blog. J’ai décidé de rattraper mon retard en vous livrant quelques ambiances, quelques impressions en vrac…

« Dimanche 15 mars, 18h : La Rue Kétanou. » C’était marqué en gros et en couleur dans mon agenda depuis des mois. Mais arrivée au moment fatidique, j’ai eu un peu peur : un concert un dimanche après-midi, ça ne fait pas trop envie… Et puis finalement, ce fut un bon cru du Forum, un très bon cru même.
Dès l’attente devant le Forum de Vauréal, l’ambiance est là. On est accueillis par la fanfare Tarif de groupe, dans laquelle je reconnais plusieurs musiciens de Courir les rues. Contrebasses, saxos et trombones, de la bonne musique festive comme on les aime.

Une ambiance qui annonçait celle du groupe de première partie : Les Yeux d’la tête. Six musiciens sur scène, avec guitares, tuba, saxo, accordéon, batterie, de jolis textes et une joie de vivre contagieuse. Une bonne découverte. Ils viennent de produire eux-mêmes leur premier album Danser sur les toits, et j’espère bien les recroiser dans les salles de concert.

Mais arrêtons de tourner autour du pot… La Rue Kétanou, je l’attendais depuis des années, c’est fait, et ça valait le coup ! On ne change pas une équipe qui gagne : Florent à l’accordéon, Mourad à la guitare et Olivier à la guitare et à la caisse de bois. Ces trois-là sont heureux d’être de nouveau ensemble sur scène, ça se voit.
Ils n’ont rien perdu de leur gouaille, chantant tour à tour, la voix éraillée, pour le plus grand plaisir de tous. Car le public est acquis à leur cause, reprenant à tue-tête les paroles dès les premières chansons. Même celle du nouvel album, sorti une quinzaine de jours plus tôt.
Cet album, je l’avais trouvé un peu décevant, un peu trop posé, mais A contresens est beaucoup plus pêchu sur scène. La Rue Két’ fait vivre les nouvelles chansons comme les incontournables. Et le public suit, saute, crie. Une bonne ambiance de sueur et même de pogos ! (Les teenagers de la salle n’ont pas pu s’en empêcher…!)

Les trois acolytes prennent bien soin de nous faire attendre jusqu’à la fin avant qu’on entende « Y’a des cigales dans la fourmilière… et vous pouvez rien y faire », enfin ! On ne se sera pas ennuyé une seule seconde.

Il est quand même 22h quand on sort, on ne s’en était même pas aperçu… Ils se font plaisir, on se fait plaisir. Une bonne cure de la Rue Két’, rien de tel pour se sentir mieux. Depuis, je me mets à rêver de leur présence dans les festivals cet été. A surveiller.

Une idée de l’ambiance à Vauréal (95): Les hommes que j’aime

Un Olympia qui en redemande

•11 février 2009 • Un commentaire

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Après deux dates complètes à l’Olympia, les Cowboys Fringants avaient décidé d’en proposer une troisième… Quel bien leur en a pris ! En ce 4 février, les Québécois ont enflammé la mythique salle parisienne !

En débutant avec un Droit devant un peu calme sur l’album, on aurait pu s’attendre à un concert tranquille… Mais c’est mal connaître les Cowboys ! Ils ont une nouvelle fois prouvé que la scène était faite pour eux. En pleine forme, ils ont enchaîné chansons festives et d’autres plus mélancoliques sans perdre leur joie de vivre. Ce qui ne manque pas d’être communicatif. Le public français reprend en choeur couplets et refrains, à tue-tête et en sautant s’il vous plaît.

Sur scène aussi on saute partout. Marie-Annick lance les chansons au violon en parcourant la scène d’un bout à l’autre. Le chanteur Karl paye de sa personne pour engager le public à chanter, n’hésitant pas à le rejoindre le temps d’un petit slam. Et les guitaristes improvisent des chorégraphies tout aussi saugrenues les unes que les autres. Un sourire indélébile se colle alors sur tous les visages. Les spectateurs sont de plus en plus euphoriques, que ce soit pour entonner les hymnes traditionnels des Cowboys (En berne, Joyeux calvaire) que les chansons de la dernière Expédition (La Catherine, Tant qu’on aura de l’amour, …). Sans oublier l’album qui les a révélés au public français : La Grand Messe, dont ils ont joué presque tous les morceaux.

Un entracte au bout d’une heure de concert est venu entamer l’énergie des spectateurs (pour contrebalancer l’absence de première partie ?). Mais c’est pour mieux repartir. Et ce n’est pas plus mal, car il fallait garder un peu de souffle pour finir ce concert au rythme intense, et continuer à rebondir sur le sol à ressorts de l’Olympia !

Alors les Cowboys récoltent les fruits de ce qu’ils ont semé : plus personne ne veut quitter cette ambiance délirante. Et un, et deux, et trois rappels… Ils ont déjà dépassé le temps imparti, mais tant pis ! Le public continue à faire du bruit, à sauter, à reprendre les refrains entendus plus tôt. Lumières déjà allumées, salle un (tout petit) peu moins pleine, les voilà qui reviennent bière à la main pour un dernier P’tit tour. Un p’tit tour, et puis s’en vont. Et nous laissent des chansons plein la tête… jusqu’à la prochaine fois (bientôt ?).

“On se dit que l’bon temps passe finalement… comme une étoile filante.”

Oldelaf et Monsieur D : clip caféiné

•20 janvier 2009 • Laisser un commentaire

Le Café, par Oldelaf et Monsieur D

Peut-être avez-vous déjà vu ce clip un peu déjanté? Il circule depuis quelque temps sur le Web, mais n’a malheureusement pas encore rendu ses auteurs célèbres.
En ce qui concerne les réalisateurs, je ne les connais pas, mais pour la musique, il s’agit de la chanson Le Café, de Oldelaf et Monsieur D (Olivier Delafosse et Frédéric Vaysse). J’ai découvert ces deux énergumènes il y a quelques années, et j’ai eu l’occasion de les voir sur scène. A ne pas rater ! Leurs chansons sont drôles, légères, avec des textes originaux et même parfois poétiques. Un style humoristique à eux tous seuls ! Mais ce qui est le plus intéressant en concert, c’est la mise en scène : à chaque chanson son costume. Alors, au fil du spectacle (car c’est plus qu’une simple prestation musicale), les deux compères Oldelaf et monsieur D se déguisent en super héros ratés, en jeunes catholiques, en père Noël, en ours, en enfant surdoué et bien d’autres.
oldelaf et mr D

Bref, difficilement descriptible, ce groupe ravit les oreilles aussi bien que les zygomatiques. Si vous êtes sensibles à l’humour décalé, toujours teinté de réalisme, vous pouvez écouter leurs deux albums, très second degré : Chansons cons, et L’album de la maturité. Ou encore aller vous promener sur leur site (très second degré!) www.legrosours.com pour trouver où et quand les découvrir sur scène.

Visiter leur myspace.

Prochain concert

•19 janvier 2009 • 2 commentaires

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Les Cowboys Fringants à l’Olympia

Les acolytes québécois sont de retour à Paris les 2, 3 et 4 février, dans un Olympia qui s’annonce déjà complet.
Leurs chansons joyeuses et rigolotes – mais aussi fortement empreintes de conscience politique – séduisent de plus en plus de monde. Il y a de quoi ! Karl, Marie-Annick et les autres s’éclatent sur scène autant que le public qui reprend en choeur les chansons qui ont fait leur succès (En Berne) comme les plus récentes (Droit devant). Et les Français sont d’autant plus ravis qu’ils adorent cet accent québécois qui nous rend les Cowboys Fringants si sympathiques, avec leurs phrases ponctuées de mots incompréhensibles pour nos oreilles de frenchies.
Le dernier album est un peu moins festif, plus tendre, mais il s’est déjà vendu à plus de 50000 exemplaires au Québec, et n’en finit plus de monter dans les tops français. En attendant l’arrivée en France de leur dernier bébé Sur un air de déjà vu, on a hâte de partir avec les Cowboys’ pour une Expédition réussie à l’Olympia !…